Mairie de Saint-Molf

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Patrimoine mendulphin

Elue référente  : Valérie PERRARD, adjointe en charge de la Communication et de la Vie Culturelle
Agent référent en mairie : Brigitte TESSIER
Elus membres de la commission Communication et Vie Culturelle : Marc BREHAT, Corinne FLOHIC, Marion CITEAU, Valérie LEGOUIC, Benoit BONNEL

Les textes qui suivent vous permettront de découvrir patrimoine, culture et instants de vies mendulphins. Ils sont le fruit d’une synthèse d’éléments provenant de sources diverses : ouvrages sur St Molf, mémoire collective, recherches effectuées par des groupes de travail (office de tourisme, commission vie culturelle) ou des particuliers, presse, lettres, etc …
Il est possible d’y apporter compléments ou corrections en contactant le service communication vie culturelle de la mairie.
Vous pourrez aussi découvrir dans ce site l’origine de Saint-Molf dans la rubrique « La Commune ».

La Place Camille BERTHE

Le 14 décembre 2015, le Conseil Municipal, souhaitant donner un nom à la place du marché dite "parking de la mairie", a fixé son choix sur celui de Camille BERTHE, maire de Saint-Molf de 1958 à 1975.

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Camille BERTHE maire de St Molf de 1958 à 1975

Qui était Camille BERTHE ?

Camille, Louis, Marie BERTHE, mendulphin « de souche », est né à Montpignac le 2 mars 1912 dans une famille de cultivateurs. Tout naturellement, il perpétue la tradition familiale et devient à son tour cultivateur au village de Pennemont, son métier c’est la terre.

Le 24 septembre 1935, il unit sa vie à celle de Germaine VIAUD, mendulphine également, qui lui donnera deux fils : Daniel (1936) et Moïse (1938). Il transmettra à ce dernier son exploitation agricole en 1970.

Revenu à sa terre après avoir été prisonnier de guerre, il intègre le conseil municipal le 23 septembre 1945 en tant que conseiller sous le municipe de Monsieur Alphonse DROGUEUX. Il est réélu en 1953 dans l’équipe municipale de Monsieur Auguste NIGET, maire. Au décès de ce dernier en décembre 1958, il prend sa suite. Jusqu’en mai 1975, sa réélection se fera à la majorité absolue (1959-1965-1971).

Son premier mandat de maire en 1958/1959 commence au moment où la commune connaît un fait divers : le médiatique dossier de la Croix de Trébrézan, qu’il aura à gérer partiellement. Il traitera ensuite des dossiers beaucoup plus lourds, puisque c’est sous ses municipes que la commune de Saint-Molf verra l’amorce de son développement, de sa modernisation, et la pérennisation de son activité agricole.

A son actif : un remembrement des propriétés foncières achevé en 1970, un réseau routier de 32 kms des mieux entretenus, l’installation puis l’extension de l’éclairage public, du service des eaux, le ramassage des ordures ménagères (toutes les semaines en été et tous les 15 jours en hiver - 1971), la participation à la création du collège public de Guérande avec la mise en place des transports scolaires pour les collégiens mendulphins, la création du premier lotissement communal : le lotissement de « Kervocadet » comportant 10 lots ayant pour objectif d’attirer une nouvelle population à Saint-Molf . En 1968, l’école publique est sur le point d’être fermée, il réussira à faire annuler cette décision. Il contribuera à l’amélioration des bâtiments publics : école, église (dont l’électrification des cloches). Il sera à l’initiative de la construction d’un vestiaire au terrain des sports du Pont Clin en 1974. En 1973, le Conseil municipal refusera d’élaborer un Plan d’Occupation des Sols au motif que cela ne se justifiait pas sur le territoire de la commune. En 1974, il fait voter par le conseil Municipal la décision d’acquérir la « maison Teffo », jouxtant la modeste mairie de l’époque constituée d’une unique pièce au rez-de-chaussée. Cet achat permettra de réaliser par la suite l’ « hôtel de ville » achevé en 1979 (agrandi depuis lors grâce à une autre acquisition).

De paroles d’administrés, c’était un homme sage, discret, économe, très estimé, « solide à son poste et dans ses décisions », qui jusqu’au bout, malgré une longue et douloureuse maladie, aura eu à cœur de respecter son engagement d’élu, un engagement de trente années. Il s’éteindra sur sa chère commune le 26 mai 1975.

Sources : J. Bourget et le service communication

L’église

La première église de St Molf daterait du 9ème siècle. Elle était située à l’emplacement de l’église actuelle, dans un enclos avec cimetière et calvaire en bois.
En 1846, elle était dans un tel état de vétusté qu’elle fût interdite au public.

La première pierre de la nouvelle église fût posée le 10 juin 1850 à l’initiative de l’abbé BIRÉ, curé depuis 1834 estimé des mendulphins. On put y célébrer la messe de minuit de Noël 1851. Son aménagement se poursuivit jusqu’en 1873. Elle fût construite sous le vocable de St Maidulphe ou Mendulphe (Saint homme irlandais décédé en Angleterre vers 676). C’est donc, vraisemblablement, de cette région que vinrent ceux qui ont donné au bourg le nom de Saint Mendulphe devenu Saint Molf.

C’est une église en forme de corps humain, d’inspiration romane. La nef représente le corps, le transept les bras en croix, et l’abside, la tête. A l’intérieur, on remarque la nef avec ses voûtes croisées d’ogives et ses bas cotés avec des voûtes en berceau. Les briques roses des voûtes éclairent la nef, on peut penser qu’elles proviennent de l’ancienne briqueterie de Quifistre. Les représentations des quatorze stations du chemin de croix ornent les murs. Dans le chœur, on remarque deux statues : à gauche St Molf coiffé de la mitre de Père Abbé et à droite St Jean Baptiste. Deux reliques sont préservées dans l’autel : celle de St Molf et celle de St Venant. Au-dessus de la porte de la sacristie, un panneau de bois sculpté daté du 17ème siècle représente l’agonie du Christ au Jardin des Oliviers. Ce tableau est inscrit au répertoire des monuments historiques.

L’église a été rénovée en 2006/2007 sous l’égide de Monsieur Daniel GUIHARD, maire.

Les chapelles

Elles sont au nombre de 3 sur le territoire de la commune. Une seule est ouverte au public : la Chapelle Saint-Germain (à l’entrée nord du Bourg, sur la route d’Assérac). Les deux autres sont localisées à Kerguenec et à Clin. Elles datent respectivement de 1740 et 1882, sont situées dans des propriétés privées, et ne se visitent pas.

  • La chapelle St Germain

La chapelle d’origine, comme les suivantes, fût dédiée à St Germain, ancien avocat et grand chasseur devenu évêque d’Auxerre qui serait venu jusqu’à Piriac pour chasser les romains des pays armoricains, ce qui pourrait expliquer le vocable de la chapelle. Ce premier bâtiment très ancien (on ignore la date de sa construction) était édifié sur le chemin des Forges. Il était utilisé comme église. Un cimetière l’entourait. Il fut pratiquement abandonné après la construction de l’église de St Molf, fut démoli en 1707, puis rebâti deux ans plus tard sur le terrain communal de Kervocadet en réutilisant le porche de la chapelle primitive. Après 165 ans d’existence, la seconde chapelle construite en mortier de terre, menaçant ruine, fût démolie.

La construction de la troisième chapelle, l’actuelle, commencée en 1875 fut achevée en avril 1880. Elle est de style roman, le porche d’origine a été conservé. L’un des quatre vitraux représente Saint-Molf et un autre St Yves, saint patron du donateur de ces vitraux. Elle renferme un très beau retable peint du 17ème siècle provenant du maître autel de l’ancienne église. On trouve trois statues : celle de Ste Anne patronne des bretons, celle de St Germain et celle de Saint Corneille (patron des bêtes à cornes). On y faisait autrefois la procession de la fête dieu et celle des rogations. On s’y rendait pour la première communion et la fête de l’Assomption le 15 août. Elle est depuis 2015 désacralisée et accueille régulièrement des expositions artistiques.

Sources : ouvrage « Saint-Molf …au fil du temps » disponible à l’office de tourisme de st Molf et Yves BERTHO

Les croix et les calvaires

A Saint-Molf, on peut découvrir une vingtaine de croix et calvaires érigés à la suite d’un vœu, en souvenir d’un évènement local, à la croisée des chemins ou dans un lieu-dit. La coutume voulait que chaque hameau possède sa croix. Pour les fêtes des rogations qui avaient lieu pendant les trois journées précédant l’Ascension, des processions parcouraient la campagne, le curé entouré des enfants de chœur précédant la population s’arrêtait à chaque croix et la bénissait, demandant ainsi la protection divine sur les travaux des champs et les récoltes.

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La croix de Penserbel

Les croix sont souvent difficiles à dater. Certaines sont très anciennes et ont pu être sculptées dans des menhirs.

En parcourant les routes et chemins on peut observer certaines d’entre elles qui ne manquent pas d’intérêt tant culturel que patrimonial : la croix de Ranzegat dite de Penserbel (XVIe) hexagonale à double panneau, la croix de Boulay (1842) marquant un carrefour, la croix de Pennemont (1841) votive, la croix de Kervocadet érigée en 1710 puis remplacée à deux reprises, la croix du cimetière (fin XIXe) marquant la fondation du nouveau cimetière, la croix de Pont Clin (1852) celtique, la croix de Kerbiquet (date et origines inconnues), la croix de Kerhudal (début XIXe) en souvenir de l’abbé LEGUEN, la croix de Trébrezan (sculptée dans un menhir très ancien) origine d’un conflit, la croix de Kermoisan dite « croix du Bois Lilas » ou « croix marchand » (fin XIXe) histoire ou légende, la croix de Kerhaut (1827), calvaire de la Croix de Bois en commémoration du jubilé 1954, la croix de Brohogand en direction de Piriac.

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La croix de Kerguénec

D’autres sont situées dans des propriétés privées  : à Kerguenec : la croix François Le Chauff (1805) votive, celle de Henri le Chauff, en remerciement d’une protection durant la guerre 14-18, la croix de Bapaume, les oratoires Marial et de Ste Thérèse, au Bois de la Cour et à la nouvelle cure.

Une stèle « Notre Dame des Mères » sculpture de Jean Fréour (1966) est érigée à Kervenel près de Brohogand.

Le monument aux morts, dans le cimetière, s’élève en hommage aux victimes des deux dernières guerres et l’on peut voir, de chaque côté, la reproduction des visages de la plupart d’entre eux.

Sources : ouvrage « Saint-Molf …au fil du temps » disponible à l’office de tourisme de st Molf, et Yves BERTHO

Les puits et les fontaines

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Le puits de Boulay

Dans les années 1990, l’inventaire du petit patrimoine dénombrait dix-huit puits et fontaines sur la commune de St Molf, dont cinq sur le domaine public.

Ils sont de trois types différents : de forme ronde, en fer à cheval ou surmontés d’un dôme. En parcourant les circuits de promenades il est possible de découvrir le puits de Kerhaut, celui situé près de Pendhué, ceux de Kerhudal et de Boulay ainsi que la fontaine St Venant (1862) à Brohogand, la plus remarquable des fontaines mendulphines.

Les fours

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Four de la Ville au Vent

Origines du Pain

Avant de parler de four et de pain, il est intéressant de rappeler que l’homme n’a domestiqué les céréales qu’il y a environ 10 000ans. Une des premières céréales domestiquées fut l’épeautre, céréale proche du blé.

Les fours mendulphins

Sur la commune, dans divers lieux-dits, on peut encore trouver près d’une vingtaine de fours dont l’état varie. Ils se situent pour la plupart sur le domaine privé.

Dans des propriétés privées :

  • Bel Air : Four avec boulangerie du XIXème en pierres granitiques et roches métamorphiques, voûte en briques réfractaires, la fournerie sert de poulailler, la couverture est en tôle.
  • Kerjoli : Four simple, incorporé dans l’habitation, du XIXème, en pierres granitiques et briques réfractaires.
  • Montpignac : Four du XVIIème incorporé dans une habitation, en pierres granitiques et briques réfractaires couverture en ardoises.
  • Kertitry : Four à pain abrité refait avec les pierres granitiques d’un ancien four datant de 1654.
  • La Butte : Four du XIXème, il ne reste que la fournerie avec un étage, en pierres granitiques, le four a disparu.
  • Le Cormier : Four avec boulangerie du XIXème en pierres granitiques et briques réfractaires couverture en tôle.
  • Kergaillot  : 2 fours simples, le premier du XIXème (1947) en pierres granitiques et briques réfractaires couverture en ardoises, bon état et le second du XIXème en pierres granitiques et briques réfractaires couverture en mottes.
  • La Champagne : Four à pain avec boulangerie du XIXème en pierres granitiques, le four a disparu, la fournerie a été transformée en snack bar.
  • Quifistre : Le four a disparu, reste que la boulangerie datant de 1881, transformée en relais de chasse, pierres granitiques couverture en ardoises.
  • Kerhudal : Four simple du XVIIIème en pierres granitiques et briques réfractaires couverture en mottes, bon état
  • La Motte  : Le four à pain a disparu ne reste que la boulangerie du XIXème en pierres granitiques couverte en tôle.
  • Malabry  : four de 1882 en pierres granitiques, la fournerie a été transformée en habitation, la couverture est en ardoises.
  • Trébrezan  : four simple du XIXème en pierres granitiques et briques réfractaires, le couverture est en tôle. Il est en cours de restauration.
  • Kerguénec : Four avec boulangerie, du XIXème en roches métamorphiques, voûte en briques réfractaires, couverture en tôle et ardoises.
  • Kestravouille  : four simple au XVIIème en pierres granitiques et briques réfractaires, couverture en mottes.
  • La Ville au Vent : four simple du XIXème en pierres granitiques et briques réfractaires, couverture en mottes.
  • Le Matz : four avec boulangerie du XVIIème, pierres en schiste, four en briques réfractaires, couverture en tôle.
  • La Vielle Cure : four avec boulangerie du XVème en pierres granitiques et briques réfractaires, couverture en ardoises.

Sur le domaine public  :

  • Le Grenot : Four à pain simple du XIXème en roches métamorphiques hourdées, le conduit de cheminée est en briques et la voûte en briques réfractaires, la couverture est tôle en fibro.

Source : recensement des fours à pain – Office de tourisme de St Molf 2015

Les moulins

Autrefois, plusieurs moulins étaient situés sur la commune de St Molf. Celui appelé « Grand-Moulin » et un autre à Bolas ont disparu. Aujourd’hui, seuls subsistent le « Moulin Marchand » ou « Moulin de la Voûte » (XIXe) avec ses ailes Berton cassées situé à Gouer au nord de la commune en direction d’Assérac, et quelques ruines du « Petit Moulin » dit de Kerhué.

Ils appartiennent au domaine privé et ne sont pas accessibles au public.

Les manoirs

De nombreux manoirs ont été construits dans la région. A St Molf, certains ne sont plus que des appellations de lieux comme Kestravouille ou Ranzégat, d’autres ont été transformés mais chacun a son histoire.

  • Malabry un ancien relais de chasse
  • Clin construit sur des terres ayant appartenu à la famille de France
  • L’ancienne Cure ou « Manoir de la Duchesse ». L’antique presbytère de Saint-Molf est l’un des plus anciens manoirs de la presqu’île Guérandaise. Sa construction daterait du 16ème siècle, il fut longtemps appelé « Manoir de la Duchesse » du fait de sa proximité des salines dont la duchesse Jeanne de Bretagne était propriétaire. La légende prétendait même que la duchesse y aurait couché… Primitivement construit sur le schéma des manoirs bretons, il était constitué d’une enceinte quadrangulaire et on y accédait par un portail latéral flanqué de deux lions bien érodés par le temps aujourd’hui. Il servait de résidence à la famille DENO de Guérande dont les armoiries figurent encore sur un linteau extérieur. Il fut ensuite donné à une communauté de religieuses Minimes qui à leur tour, l’offrirent au curé de St Molf après l’incendie de la cure du bourg vers le milieu du 16ème siècle. De 1550 à 1956, vingt-trois curés s’y succédèrent, dont certains ont laissé des traces dans l’histoire locale comme le plus illustre, Léon BIRÉ (curé de St Molf de 1834 à1870). Malheureusement les revenus des curés ne permettaient pas d’entretenir ces bâtiments, même si tout au long de son sacerdoce le curé Léon BIRÉ prit à sa charge sa restauration. Il ne reste aujourd’hui que deux bâtiments en équerre. En 1956, le curé DIOT refusa d’y coucher, « même une seule nuit », du fait de sa vétusté et demanda à l’Evêché de vendre le manoir. Il est depuis devenu propriété privée et ne se visite pas.
  • Le Bois de la Cour construit dans un lieu-dit d’origine très ancienne
  • Quifistre siège de l’une des plus anciennes seigneuries de la presqu’île
  • Kerguenec édifié par la famille Le Chauff

Ils sont tous devenus des propriétés privées et ne se visitent pas. Certains ouvrent leurs jardins occasionnellement lors des journées du Patrimoine.

Par ailleurs, sur la commune de Saint-Molf existe un bâtiment appelé La nouvelle cure propriété de l’association diocésaine « La Providence ». Ce n’est pas un manoir mais il a son histoire.
Après la vente de l’ancienne cure, en 1957, la somme d’argent recueillie permit d’envisager une nouvelle cure. Une « bonne paroissienne » fit don d’un terrain et d’un bâtiment dans le bourg (rue de la Cure) et l’association acheta la partie attenante. La transformation du bâtiment put commencer. Les travaux de gros œuvre furent réalisés par une entreprise guérandaise, mais, ensuite, curé et paroissiens retroussèrent leurs manches pour achever le bâtiment. Le curé DIOT prit possession de la nouvelle cure le 27 avril 1958.

Sources : ouvrage « Saint-Molf …au fil du temps » disponible à l’office de tourisme de st Molf et Yves BERTHO

Saint-Molf en images

Les autres acteurs du territoire

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